Nos changements à nous

29 mars 2019 2 Par r-2-m_Magv
Nos changements à nous

« Devoir changer notre façon de consommer, et de vivre, c’est chiant, contraignant, prise de tête, coûteux en argent et en temps.
Et puis à mon échelle ça ne sert à rien, il faudrait que les autres s’y mettent, le gouvernement, les autres pays, les entreprises, etc. »

On se l’ai tous dit un jour, non?
En tout cas moi c’est ce que je pensais.

Et puis…

Les enfants sont arrivés. Notamment ce petit deuz avec sa malformation cardiaque. Mais d’ou qu’elle a bien pu se pointer celle là?
Parce que oui, le 1er truc qu’on fait, c’est se demander comment s’est venu (non en fait le 1er truc qu’on fait s’est s’effondrer 😉 mais c’est une autre histoire…)
Pour l’arrivée de mon-presque-ado je m’étais déjà posé pas mal de questions sur ce qu’on lui faisait avaler/porter/etc. Mais se poser ces questions c’était comme ouvrir la boite de Pandore de toutes mes angoisses de jeune maman. Pas possible pour moi à ce moment là d’y faire face.

Alors j’avais la tête pleine d’idées reçues qui me déculpabilisée un peu : changer pour l’écologie, l’environnement c’est contraignant, prise de tête, coûteux en argent et en temps.
Et ça ne sert à rien parce que de toute façon le-monde-est-tout-pourri-de-partout-je-ne-peux-rien-faire-à-ma-petite-échelle.


Avec l’arrivée de mon-pitchoun, la boite de Pandore m’a bien explosé à la figure!!

Deuxième effet kiss cool des problèmes de santé de mon-pitchoun: une maman qui reste à la maison pour s’en occuper. Le budget du ménage a diminué, le maître mot a été « économie« .

Et là, le changement chiant ou pas, pas le choix.

Alors j’ai utilisé le temps que j’avais pour me renseigner et amorcer ce virage que nous avons finalement pris tout en douceur.
Parce que non, ça n’a pas été si difficile.


Pourtant je vous parle bien :

  • de couches et lingettes lavables pour bébé
  • de fabrication de lessive
  • d’éviter le gâchis d’aliment en instaurant un planning des repas
  • d’alimentation le plus possible fait-maison: gâteau, yaourt, pain,…
  • de consommer moins d’additifs
  • de consommer moins de viande mais de meilleure qualité
  • de consommer/cuisiner plus de légumes et de fruits
  • de vérifier les ingrédients de chaque achat, alimentaire ou non
  • de changement de cosmétique, du gel douche au savon, du déo a la pierre d’alun,…
  • de changer la façon de faire ses courses en choisissant mieux le commerçant, et en tentant le « moins de déchets »
  • de ne plus prendre – jamais – de sac plastique
  • de changer le rythme des douches et d’économie d’eau
  • d’économie d’énergie en générale

5 ans après, je regarde cette liste et je me dis

« Que de chemin parcours.
Je n’aurais jamais imaginé faire tout ça: ni de le vouloir, ni de le pouvoir. »

Tout n’est pas parfait et j’ai encore plein de chose à mettre en place:

  • un composteur
  • une réduction des bouteilles d’eau (test en cours)
  • le « moins de déchets » à tendre vers le « zéro déchets »
  • tenter la culture de légumes et de fruits
  • Acheter « équitable » notamment au niveau des vêtements
  • Acheter d’avantage « Bio »
  • et tant d’autre chose 🙂

Alors je le redis : non ça n’a pas été difficile.
Parce qu’on est convaincu, et que ça nous semble logique.
Parce qu’on n’a pas tout changé du jour au lendemain, mais petit à petit. Il n’était d’ailleurs pas prévu d’aller aussi loin!
Parce que chaque pas était celui qui nous semblait le plus facile à ce moment là. Et que ça nous faisait envie de faire comme ça.
Parce qu’on n’a pas renoncé à ce dont on ne voulait pas renoncer, même si ce n’est pas zéro-déchets-écolo-économiquo-pas-crado (oui on a le droit de se garder nos petits plaisirs coupables ^^)

Je reconnais qu’il y a eu (et il y a encore) des moments un peu contraignant, parce qu’il s’agit de modifier les habitudes, de « penser » au lieu d’être sur pilotage automatique.
Et que le plus dur est de se lancer, de ne pas avoir peur de l’échec, de se dire qu’on en est capable.

Aujourd’hui je suis contente, et même fière.
D’être capable de faire toutes ces choses moi qui me pensait si « nulle ».
D’essayer et parfois de réussir au delà de mes espérances.
De fabriquer du « bon » pour ma famille.
Et d’apporter ma contribution pour un meilleur avenir. Pour mes enfants.
Je sais que je ne suis pas la seule, que l’on est de plus en plus nombreux sur cette voie.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières! Si si!

Finalement le changement, les économies et l’écologie, c’est chouette!!! 😉
Nous n’avons aucune envie de revenir en arrière (allez dire à mon presque-ado que brioche et yaourt maison c’est terminé, vous allez voir!!!! lol).
Nous préparons notre prochaine étape! 🙂